Préoccupé par les atteintes à la liberté d'expression, j'ai décidé de lancer le 22 octobre 2008 L'offensive SLAPP STOP- Protégeons notre liberté d'expression. Cette offensive est destinée à rappeler l'importance que revêt cette liberté fondamentale enchâssée à l'article 3 de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec et la menace à cette liberté que représentent les poursuites-bâillons.

L'offensive vise également à appuyer l'adoption du projet de loi visant à contrer les poursuite-baillons et en particulier le projet de Loi modifiant le Code de procédure civile pour pr�venir l'utilisation abusive des tribunaux et favoriser le respect de la libert� d'expression (Projet de loi n� 99) qui fait actuellement l'objet d'un examen par l'Assembl�e nationale et sa Commission des institutions. Elle vise de plus � soutenir la caract�risation de la poursuite intent� par Barrick Gold Corporation contre les �ditions �cosoci�t� de poursuite-b�illon et de soutenir d'autres personnes et groupes victimes de poursuites-b�illons.

Je vous invite � participer � cette campagne en signant la p�tition et �crivant une lettre � l'Assembl�e nationale.

J'ai �galement cr�� le Groupe��SLAPP STOP - Participons � l'offensive. Vous y retrouverez le texte du projet de loi no 99, les m�moires pr�sent�s par les �ditions �cosoci�t� et Barrick Gold Corporation pr�sent�s � la Commission des institutions, des vid�os de mes �changes avec les repr�sentants de leurs repr�sentants ainsi que les remarques pr�liminaires et finales que j'ai formul�es lors de l'ouverture et la cl�ture des consultations et auditions. Vous serez invit� � signer une p�tition et d'�crire � l'Assembl�e nationale afin que soit adopt�e au plus vite une loi prot�geant les individus et les organisations de la soci�t� civile contre les poursuites-b�illons �.

� l'occasion de la derni�re s�ance de la Commission des institutions consacr�e aux consultations particuli�res et auditions publiques sur le projet de Loi modifiant le Code de proc�dure civile pour pr�venir l'utilisation abusive des tribunaux et favoriser le respect de la libert� d'expression (Projet de loi n� 99) qui s'est d�roul�e le 22 octobre 2008, j'ai interrog� les repr�sentants de Barrick Gold Corporation. Cette soci�t� aurif�re canadienne a intent� une poursuite de 6 000 000 $ contre les �ditions �cosoci�t� et les auteurs de l'essai Noir Canada : Pillage, corruption et criminalit� en Afrique Alain Deneault, Delphine Abadie et William Sacher.

Je reproduis ci-apr�s mon intervention et les deux questions que j'ai formul�es.

M. Turp�: � Permettez-moi d'abord de rappeler monsieur le vice-pr�sident de la Barrick Gold Corporation que la libert� d'expression est une valeur fondamentale des Qu�b�cois et elle a �t� hiss�e au rang de libert� fondamentale par l'article 3 de la Charte des droits et libert�s de la personne du Qu�bec. J'ai toujours fait, et ma formation politique, a toujours fait du respect de cette libert� fondamentale un combat. C'est la raison pour laquelle nous appuyons le projet de loi no 99 dont vous ne faites gu�re mention d'ailleurs dans le m�moire que vous avez pr�sent� devant notre commission.

Je suis �galement conscient qu'il est essentiel de maintenir, comme vous le mentionnez, un �quilibre, entre la libert� d'expression et, je vous cite, � la protection de la r�putation est un principe fondamental � qui est aussi ench�ss� en droit qu�b�cois. Vous demandez au l�gislateur, s'il d�cide d'adopter une loi afin de prot�ger la participation des citoyens aux d�bats publics, et je crois que les l�gislateurs autour de cette table et leurs formations politiques respectives sont d�cid�s � adopter une telle loi, de ne pas le faire au d�triment du droit � la sauvegarde de la dignit�, de l'honneur et de la r�putation. Je crois que nous avons cette pr�occupation, et nous devons l'avoir, pour que la nouvelle loi respecte �galement l'article 4 de la Charte des droits et libert�s de la personne du Qu�bec.

Mais pour citer, comme je l'ai fait ant�rieurement durant les travaux de cette commission, le juriste Pierre Trudel, dans un article intitul� � Les poursuites-b�illons et le droit � la r�putation �, Le Devoir, 19 juillet 2007, p. A-6), � les poursuites-b�illons sont encourag�es par la port�e �tendue qui est donn�e au droit � la r�putation en droit qu�b�cois �. Il affirme de plus�: � La pr�f�rence marqu�e pour le droit � la r�putation est le v�ritable verrou qui, dans le droit qu�b�cois actuel, permet la plupart des poursuites-b�illons �.

Ayant � l'esprit comme mes coll�gues le paragraphe 35 � �3 du R�glement de l'Assembl�e nationale selon lequel � [le d�put� qui a la parole ne peut parler d'une affaire qui est devant les tribunaux [�] si les paroles prononc�es peuvent porter pr�judice � qui que ce soit �, je ne me prononcerai pas sur le fond de la poursuite que Barrick Gold Corporation a intent� contre les �ditions �cosoci�t� et sur la v�racit� des faits all�gu�s dans cette affaire. Je tiens toutefois � commenter des �nonc�s contenus dans votre m�moire et dans une r�cente mise en demeure adress�s aux �ditions �cosoci�t�. Et je compte �galement vous posez une question.

Dans le m�moire que vous avez pr�sent� � la Commission des institutions, je lis au sujet des �ditions �cosoci�t� qu'� il est absurde de les entendre se plaindre qu'ils font l'objet de '' proc�dures abusives '' ou d'une ''poursuite-b�illon '' �. J'ai aussi lu dans la mise en demeure que vous adressiez aux �ditions Ecosoci�t� le 19 septembre 2008, et que je tiens � d�poser le texte devant la Commission, une demande voulant que celle-ci � cesse entre autres de caract�riser la poursuite de Barrick de " poursuite-ba�llon " �.

En usant de leur libert� d'expression, 8871 personnes ont sign� une p�tition caract�risant la poursuite de Barrick Gold de � poursuite-b�illon �. Je suis moi-m�me signataire de cette p�tition. Ma question est fort simple.

Quand dois-je m'attendre � recevoir une mise en demeure de votre part ? Quand les 8 870 autres personnes qui ont sign� cette p�tition, et je pense � Hubert Reeves, Jacques Lacoursi�re, Jacques Languirand et Pierre Lapointe pour n'en nommer que quelques-uns, recevront-elles une mise en demeure de Barrick Gold Corporation ? �

Les repr�sentants de Barrick Gold Corporation n'ont pas r�pondu directement � cette question et sont limit�s � indiquer que des personnes intelligentes devraient savoir que les all�gations des �ditions �cosoci�t� �taient fausses et diffamatoires.



Hallelujah !
Messiah de Georg Friedrich Haendel
Barcelona Ars Nova
Mireira Barrera, cheffe
Orquestra Barroca Catalana

Turp.tv

Constituons

Institut de recherche sur l'autodétermination des peuples et les indépendances nationales

Institut de recherche
sur l'autodétermination des peuples
et les indépendances nationales

Association québécoise de droit constitutionnel

Association québécoise de droit constitutionnel
Association québécoise
de droit constitutionnel

Société québécoise de droit international

Le blogue lyrique

Revue L'Opéra

Clef Centre lyrique

 
Copyright © 2011 Daniel Turp. Tous droits réservés.